samedi 15 mai 2010

Cours "L'organisation du monde actuel"

L'ORGANISATION GÉOGRAPHIQUE DU MONDE D'AUJOURD'HUI


I) Une économie mondialisée

PREMIERE SERIE DE QUESTIONS "Une économie mondialisée".

A) Qu'est-ce que la mondialisation ?

C'est un fait majeur depuis la fin du XXe siècle (1985)
Qu'entend-t-on par mondialisation ?

Elle repose sur une idéologie qu'on appelle le LIBÉRALISME élaborée par Adam Smith au XVIIIe : Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations (1776).
Idées qu'il développe =
* il existe des lois naturelles régissant l'économie (la loi de l'offre et de la demande, par exemple)
* donc, il ne faut pas d'intervention de l'État, sauf dans quelques cas très particulier.
* sa théorie peut se résumer à "laisser faire, laisser passer" (ne pas intervenir dans l'économie et laisser circuler les marchandises et les capitaux).
Le système économique permettant d'appliquer les principes du libéralisme, c'est le CAPITALISME
Idées = * les entreprises sont privées,
* elles sont soumises à la concurrence que l'on ne doit pas empêcher
* leur objectif est de rechercher avant tout le profit

Mise en place progressive d'une économie mondialisée =
Les économies sont interdépendantes et ce qui se passe dans un pays monde peut avoir des répercussions à l’autre bout de celui-ci. Aujourd’hui, l'économie est mondiale : le monde tend à constituer, de + en + nettement, un ensemble de territoires parcourus et reliés par des flux (des déplacements) massifs d'hommes, de marchandises, de capitaux (argent investi dans des affaires), d'informations. Cela fonctionne en interaction (en étant lié les uns aux autres) = c'est ce qu'on appelle le "système-monde". Ce fonctionnement est soutenu par l'idéologie libérale affirmant que les échanges et l'ouverture des pays aux produits d'autres pays sont créateur de croissance et de richesse.

B) Les manifestations de la mondialisation

Le consommateur d'aujourd'hui a accès aux produits du monde entier (avocats et pamplemousse israéliens, hi-fi japonaise, cinéma américain, vêtements fabriquées en Indonésie ou au Maghreb, voitures allemandes…).
L'interdépendance des économie se traduit par la mondialisation des échanges (les flux parcourent la planète entière) et l'augmentation du volume des ces derniers (on échange de plus en plus de choses) : échanges de matières premières, de produits alimentaires et manufacturés, mais aussi de technologie, de services, de capitaux, de main-d’œuvre (migrations internationales).
Facteur primordial, c'est la levée progressive, depuis la fin de la 2nde Guerre mondiale, des obstacles à libre circulation biens et capitaux, grâce au GATT (devenu l'OMC) : en faisant disparaître toutes les réglementations protectionnistes (comme les frais de douane = ce que l'on paie pour vendre ses produits dans un autre pays.

1/ Des échanges croissants de marchandises
Circulation d'une quantité croissante de marchandises : multipliée par 5 depuis le milieu des années 70.
Raisons :
- Le progrès des transports : chute des coûts des transports aériens et surtout du fret maritimes qui valorisent les façades maritimes = les 3/4 des échanges se font par voie maritime (généralisation des conteneurs : 300 hommes et une semaine pour décharger les navires à Manchester au début des 70's contre 30 dockers et 2 jours maxi de nos jours).
- Les différenciations d'espaces : les zones productrices d'énergie ou de matières premières ne sont pas les zones de consommation (voir l'exemple des flux pétroliers : les pays qui consomment le plus de pétrole ne sont pas ceux qui le produisent , idem pour les zones productrices de produits tropicaux destinés aux marchés du Nord, car ce ne sont pas les Ivoriens qui mangent toute la production d'ananas de Côte-d'Ivoire...

2/ Le spectaculaire essor de la part des échanges de services et de capitaux

Les échanges de services représentent 1/4 du commerce mondial contre 14% dans les 70’s. Par exemple, il n'y a plus de repos pour les capitaux (cf les heures décalées des bourses mondiales : une bourse ferme au moment où une autre ouvre ailleurs dans le monde). Les services représentent 50 à 70 fois les échanges de marchandises. Ils sont passés d'une valeur de 1 milliard de $ au milieu 70’s à 1 400 milliards en 1996…
Abolition de l’espace et le temps. D’un bout à l’autre de la planète, on peut instantanément donner des ordres, déplacer des milliards d'une banque à l'autre, d'une bourse à l'autre, inonder la planète d’images, envoyer un message,…

C) Les principaux acteurs de la mondialisation :

1/ Les États

Il est habituel de considérer les États comme des acteurs économique à part entière : "les Etats-Unis, 1er producteur d'avions mondial", etc. Mais, ce n'est pas si pertinent que cela puisque c'est l'entreprise privée Boeing qui est le premier producteur mondial d'avions…. De nos jours : 40% du commerce mondial relève des échanges inter-entreprises (entre entreprises privées).
Mais, les États jouent quand même un rôle dans la mondialisation = par leurs orientations budgétaires, parce que ce sont de gros clients des entreprises privées, par leurs commandes d'armement, d'infrastructures pour aménagement le territoire (TGV, autoroutes…), ce sont les Etats qui contrôlent les flux migratoires, etc.

Et les Etats jouent un rôle important dans les organisations internationales et régionales.

2/ Les organisations internationales

FMI (Fond Monétaire International) : organisation dépendant de l'ONU et agent important de la mondialisation dans les pays du Sud.
Au sein du FMI, les pays du Nord ont un poids déterminant et notamment les Etats-Unis. Le FMI intervient pour soutenir les économies défaillantes en accordant des prêts. Mais, il y a une contrepartie = les pays qui bénéficient de ces prêts doivent accepter de mettre en place des politiques libérales de privatisation et d’ouverture commerciale quasi forcées, dont les conséquences sociales sont souvent très néfastes : le FMI recommande souvent de réduire les dépenses du secteur public en diminuant les dépenses liées à la santé, l'éducation ou la justice…

OMC (Organisation Mondiale du Commerce): créée en 1995, agence spécialisée de l'ONU. Elle fonctionne un peu comme une cour de justice pour régler les litiges commerciaux entre pays membres. Elle se veut aussi l'instrument d'une plus grande libéralisation des échanges (et notamment des services). Son ancêtre = le GATT.

3/ Les organisations régionales

Ce sont les organisations comme l'UE, le Mercosur, l'ALENA, etc…
Objectifs :
* unir des forces économiques pour mieux s'insérer dans la mondialisation, dans le commerce mondial
* mais aussi, éventuellement, faire des zones de marchés protégés en cas de repli économique (faire du commerce entre Etats membres si l'économie mondiale va mal).

Cela ne les empêche pas d'entretenir des liens entre elles : UE et Mercosur ont des relations économiques entre elles.

4/ Les FTN

Production et vente dans le monde entier pour certaines grandes entreprises (dont la plupart sont étasuniennes, d'ailleurs) : on les appelle Firmes TransNationales (pendant longtemps, on disait aussi FMN : Firmes MultiNationales).
Les entreprises les plus puissantes se structurent en réseaux couvrant l'espace mondial.
Leurs choix d'implantation relèvent de stratégies d'entreprises complexes. Selon les cas :
* elles privilégient le savoir-faire, les compétences techniques et la recherche (pour les industries de pointe) et s'installent dans les pays où on trouve ce type de main-d'œuvre qualifiée).
* pour d'autres, c'est le faible coût main-d'œuvre qui conditionne leur choix de localisation de leurs usines (textile, électroménager, chaussures : des entreprises comme Nike ou Ikea font fabriquer leurs produits en Asie du Sud-Est et en Chine)
* parfois, c'est la proximité des marché de consommation : autant installer des usines de production de choses dans des pays où les habitants sont en mesure de se payer ces produits...

D) Le "village-monde"

Les comportements s’uniformisent : on parle de "village-monde" ou "planétaire".
On porte des jeans dans le monde entier en mangeant des sandwiches McDo et en buvant du coca… On regarde "Friends" dans des centaines de pays et les équipes de tournage se succèdent au Fort Boyard, pour tourner la version turque ou anglaise de l'émission…
Comme nous l'avons dit précédemment : les consommateurs ont accès à des produits venant du monde entier : on consomme des tonnes de bananes dans des pays où elles ne poussent pas! Les guerriers Masaï du Kenya ont aussi le droit et la possibilité d'avoir des téléphone portables et les films Bollywood font un tabac bien au-delà des frontières de l'Inde… Toutes les activités des FTN doivent être pensées à l'échelle mondiale = ex on recherche des noms voitures qui puissent être transférables d'une langue à autre = twingo, punto, tipo…

Les plus forts à ce petit jeu restent les Etats-Unis, qui imposent leur culture et leur mode de vie. Ce qui n'est pas sans provoquer des résistances cependant (cf. l'anti-américanisme).

II) UN MONDE D'INÉGALITÉS FLAGRANTES

SECONDE SERIE DE QUESTIONS "un monde d'inégalités flagrantes"

A) Comment mesurer le niveau de développement d'un pays ?

Impossibilité de mesurer la pauvreté humaine au seul critère matériel : PNB et PIB ne suffisent pas
Def. Pauvreté humaine = être privé des droits et opportunités les plus essentielles au développement humain.
S’exprime par * durée de vie brève ;
* déficit éducation de base ;
* manque de moyens matériels ;
* exclusion ;
* privation liberté et dignité.

Le seul moyen de mesurer si pays est pauvre ou riche, développé ou pas en fonction de ces critères : calcul IDH et d’autres…

Cela permet d'établir une typologie (une répartition des pays selon des critères précis).
Deux grands ensembles émergent : le Nord et le Sud (ce qui n'a pas grand-chose à voir avec des histoires d'hémisphères… : l'Australie est un pays riche et développé de l'hémisphère sud et l'Afghanistan est dans l'hémisphère nord).

B) La fracture N/S

1/ Un Nord riche et développé

Le Nord concerne une minorité d'États dans le monde : leur industrialisation est ancienne et ils sont entrés depuis longtemps dans la consommation de masse (accès du plus grand nombre à une grande quantité de produits fabriqués en série par l'industrie).

Tous les indicateurs sont favorables :
- Forts PIB/PNB
- Longue espérance de vie (accès facile aux médecins, aux médicaments, alimentation variée et riche…)
- Taux de scolarisation important, faible taux d'analphabétisme
- Equipement important des foyers : voitures, télé, matériel audio, vidéo, informatique, etc…

Ces pays sont maîtres de la mondialisation et du système-monde.
Principales places boursières et financières sont dans la Triade (les trois pôles les plus puissants = Etats-Unis, Japon et Union européenne) : Wall Street à New York, Kabuto Sho à Tokyo…
Le Nord compte les principaux ports d'exportation et d'importation.
Il domine ou intervient avec une grande influence à l'ONU, au FMI, à la Banque mondiale…
Il est le berceau des FTN = 85 des 100 premières sont des FTN de pays du Nord (Etats-UnisU à eux seuls = 1/2 des mille premières entreprises de la planète).
Surtout, il a un quasi monopole de l'information (agences de presse, chaînes de télévision, banques de données… )
Bien que souvent concurrents, les pays du Nord sont également partenaires (les 2/3 de leurs échanges commerciaux se font entre eux, l'autre tiers étant dirigé vers une zone d'influence dans le Sud).

2/ Un Sud pauvre en voie de développement

Le Sud, c'est la majorité des États dans le monde.
On a longtemps appelé ces pays "Tiers-Monde". Maintenant, on les appelle plutôt PED = Pays en Développement (selon la classification de l'ONU, ce sont les pays ayant un PNB/h<5000$) pvd =" Pays" savoir =" ceci">C) Une réalité cependant plus complexe : des Nord, des Sud

1) Un Nord hétérogène

Le Nord est divisé en plusieurs catégories : il n'y a pas d'égalité de richesse dans tous les pays riches du Nord

* Pays les plus dynamiques économiquement, maîtres de la mondialisation = vieux pays industrialisés d'économie libérale : Etats-Unis, Europe occidentale, Japon (composant la TRIADE ou oligopole) + Canada, Nouvelle Zélande et Australie.
Au sein de ce groupe, le PIB peut cependant varier de 1 à 4 (différence entre l'économie des Etats-Unis et le Portugal). Même au sein de l'UE, il existe de fortes disparités (Cf. Allemagne/Grèce).

* Des espaces moins puissants, moins dynamiques au sein du Nord
- NPIA (Nouveaux Pays d'Industrialisés d'Asie, à distinguer des NPI du Sud!) :
Les trois Dragons depuis "disparition" Hongkong (Singapour, Corée du Sud., Taiwan). Ces pays asiatique viennent d'intégrer le Nord. Leur croissance économique est exemplaire (développement sur le modèle japonais). Mais, ils ne "pèsent" pas encore assez du point de vue du poids économique, mais aussi diplomatique.
- ex-pays communistes : Europe de l'Est
Recul de l'économie pour la plupart, mais pas sans espoir…. Cas le plus terrible = la Russie avec la chute de sa production industrielle et même de son espérance de vie [64 ans en 1990, 57 ans en 1997], mais aussi la Roumanie. Mais, pour les pays d'Europe de l'Est qui ont intégré l'UE en 2004 et en 2007, les choses évoluent très vite et la situation s'améliore, même si des difficultés persistent.

2) La diversité du Sud

* Les PMA
Parmi les PVD, les PMA (Pays les Moins Avancés) représentent environ une quarantaine de pays majoritairement en Afrique, mais aussi en Asie centrale et en Amérique latine (Pérou). Caractéristiques = secteur primaire hypertrophié (jusqu'à 80% de la population active travaillant dans l'agriculture) ; industrialisation peu importante, tertiaire quasi inexistant ; croissance faible (parfois négative) et surendettement. Bref = horreur… Des pays à la dérive, de + en + déconnecté éco mondiale. Ces PMA sont les périphéries isolées et délaissées de la mondialisation : des pays enclavés, sans grandes ressources, sans intérêt stratégique pour le Nord et qui connaissent une succession de crises. Leur IDH recule.

* Les PVD qui participent à la mondialisation
Ils participent à la croissance économique mondiale, mais sans la diriger : ils subissent les événements extérieurs et dépendent, dans une large mesure de la croissance des pays du Nord. Ils sont surtout exploités par les pays du Nord qui ne s'intéressent à eux que pour leurs matières premières ou le faible coût de leur main-d'œuvre. Ils ont donc des relations avec le Nord, mais, le plus souvent, cela se fait à l'avantage du Nord sans générer une forte croissance interne, ni le développement.

On distingue ainsi :
- Une quinzaine de NPI. Dans cet ensemble = il y a des sous catégories =
* Les "Bébés-Tigres" = des pays ayant adopté, avec un succès inégal, le modèle de développement industriel des dragons = Malaisie, Philippines, Thaïlande et Indonésie = pays-ateliers (fabriquent pour les FTN occidentales).
* Des pays semi industrialisés : Mexique, Brésil et, bien que moins vigoureux, Chili, Argentine, Afrique du Sud.
- Des pays intermédiaires. Tentative développement dans les années 70 et 80, avec des capitaux étrangers. Ce sont des pays très endettés qui dépendent beaucoup du Nord. Mais, pour certains, ils arrivent à s'intégrer dans l'économie mondiale grâce à leurs matières premières (ex. : Côte-d'Ivoire)
- Des cas "à part" :
* Les pays exportateurs de pétrole : Moyen Orient, mais aussi Nigéria, Vénézuela. Le pétrole est une matière première qui rapporte, mais le développement est parfois géné par les fluctuations du prix du pétrole et/ou une population peu nombreuse.
* Les cas bien spécifiques de l'Inde et de la Chine. Ce sont, incontestablement, deux puissances régionales s'intégrant dans l'économie mondiale avec des PNB tout à fait honorables : ils montent même en puissance. Mais, le gigantisme de la population (1,4 milliard de Chinois et 1 milliard d'Indiens) et les conditions de vie de cette dernière font que ces pays restent des PVD.

D) Des inégalités accentuées par la mondialisation

La thèse avancée par les partisans du capitalisme libéral, c'est que la mondialisation est génératrice de croissance et de richesse. Mais, cette thèse est démentie non seulement par altermondialistes (les opposants à la mondialisation sous sa forme actuelle et qui souhaitent une autre mondialisation, plus juste, plus équitable), mais aussi des organismes comme le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement).
Car la mondialisation a aussi ses effets pervers.
Les contrastes mondiaux, en termes de revenus et de développement, ne semblent pas se combler et même renforcer les inégalités par inégale desserte du monde par les réseaux. (Cf. l'Afrique à l'écart de l'échange planétaire qu'est censé favoriser internet et qui au contraire isole toujours plus le continent africain).
D'une manière générale : les PMA, sont déconnectés de l’économie-monde (l’Afrique subsaharienne et l’Asie centrale sont des espaces marginalisés, délaissés par ce phénomène)
La mondialisation est la marque de la domination du Nord, centre du monde, d’où sont originaires la quasi totalité des FTN et qui contrôle ce système-monde, sur le Sud, partagé en périphéries plus ou moins intégrées (selon leur degré de participation à la mondialisation).

Les Suds n’ont pas les retombées positives de la mondialisation, mais presque toutes celles négatives !
Ils se sont économiquement "ouvert" sous la pression du FMI, mais cela n'a pas toujours été bénéfique :
- Part Afrique dans le commerce mondial = 5% début 80’s ; 2% actuellement !
- Ouverture = entrée dans ces pays de produits manufacturés importés, qui étouffent les productions nationales qui ne peuvent rivaliser avec ces produits venus d'ailleurs et souvent bien moins chers.
- Pour les pays les plus chanceux, ceux disposant de ressources naturelles négociables, ils sont victimes de l'échange inégal. cf. l'uranium du Niger représentant 40% des revenus pays dans les années 80 et plus que 10% maintenant, alors qu'autant d'uranium est extrait.
- L'importations produits agricoles coûtant moins chers que les productions locales (agriculture vivrière) provoque un fort exode rural. Des armées de chômeurs viennent s'entasser dans les bidonvilles des grandes agglomérations et alimentent les migrations internationales clandestines puisque les pays riches (et pas seulement eux !) ferment leurs frontières…

Les nombreux dysfonctionnements de la mondialisation sont de plus en plus dénoncés par certains contre-pouvoirs existant sous forme ONG (Organisations Non Gouvernementales, comme Médecins Sans Frontières, Amnesty International, Greenpeace, Attac !, le Collectif pour l'abolition dette, etc.) s'appuyant sur l'opinion publique.

Autre effet pervers : la diffusion planétaire d'images par les médias exposant une richesse du Nord de plus en plus insolente pour les plus démunis . Avec la révolution des transports aériens, les populations les plus pauvres sont potentiellement à quelques heures des richesses du Nord, ce qui accentue les tensions mondiales, liées attraction exercée par pays riches.
Le Sud exploité réagit :
- par la violence : avec la montée des intégrismes qui exploitent le ressentiments des populations ou le terrorisme (cf. Al Quaida voulant abattre les Etats-Unis)
- par un repli identitaire : cf. Indonésie et pays Asie du Sud-Est dénonçant l'universalité des droits de l'Homme (DDHC et DUDH) comme des valeurs purement occidentales qui ne seraient pas celles de l'Orient…

III) EXPLOSION DÉMOGRAPHIQUE ET URBANISATION : DES PHÉNOMÈNES IRRÉVERSIBLES ?

A) L'explosion démographique

TRAVAIL SUR LE DOC 2 p. 116 + TRANSITION DÉMOGRAPHIQUE

Environ 6,5 milliards d’hommes sur la planète (us census)
Pop mondiale = 2 siècles pour x2 entre 1650 et 1850 (500 millions à 1 milliard). Ms seulement 60 ans pour x3 (de 2 à 6 milliards entre 1940 et 2000) = explosion démographique.

L’ensemble asiatique = + 1/2 pop mondiale = domine ts les autres par l’augmentation en valeur absolue : entre 1950 et 1994, l’Asie voit sa population augmenter de près de 2 milliards d’hommes.
Ts les ensembles géographiques connaissent un accroissement de leur population, mais le taux annuel moyen varie entre 2,6 % pour l’Afrique et 0,1 % pour l’Europe et les pays de l’ex-URSS.

Ms constat à nuancer : TRANSITION DÉMOGRAPHIQUE

On estime que la population mondiale en 2025 atteindra entre 8,470 milliards (prévision moyenne) et 12 milliards (prévision la plus forte).
Pour les ensembles qui ont terminé leur transition démographique entre 1950 et 1994, leur croissance ralentie, serait faible d’ici 2025 (voire quasiment nulle en Europe par exemple).
Net ralentissement de la croissance mondiale envisgé. Le taux annuel moyen de croissance prévu serait de 1,3 % (1,8 % sur la période précédente). Tous les ensembles, à l’exception de l’Afrique, qui maintiendrait le taux de 2,6 %, devraient connaître une baisse marquée. L’Asie verrait son taux annuel moyen descendre à 1,2 % à cause du ralentissement de l’accroissement naturel en Chine (0,7 %) et en Inde (1,3 %).

B) De plus en plus d'urbains sur Terre

TRAVAIL SUR LES DOCS 3 ET 4 p. 143 + RÉSUMÉ p. 145

Depuis les années 50, l’urbanisation s’est étendue au monde : le taux mondial d’urbanisation a doublé en 10 ans (de 15 à 30% entre 1950 et 1960). Les estimations pour 2050 prévoient que 3 habitants de la planète sur 4 vivront en ville.

1) Une croissance urbaine rapide dans le Sud

- Taux d’urbanisation du Sud = 50%, donc faible avec cependant de fortes différences selon les continents (mais aussi selon les pays : 2% de la population est urbaine au Bhoutan, 97,5% au Koweït). Mais le taux de croissance urbaine annuel est rapide dans tous les PED (3% par an en moyenne)
Raisons = attrait que représente villes (cf. POLYCOP)

2) Une croissance ralentie dans le Nord

Dans les pays industrialisés, le taux d’urbanisation est supérieur à 75% (supérieur à 80% en Europe scandinave et Amérique du Nord : on considère que le processus d’urbanisation est terminé) : c’est lié à l’urbanisation du XIXe due à la Révolution industrielle. Mais, il varie peu : le taux annuel moyen de croissance est de 0,8% (0,5% en Europe, Russie et Japon ; 1% aux Etats-Unis en raison de l’arrivée dans les villes d’immigrants étrangers).
Raisons : fin exode rural, faible démographie (transition démographique achevée)

Cours "le bilan de la GM2"

1945 : LE BILAN DE LA
SECONDE GUERRE MONDIALE


Ce cours à apprendre en parallèle avec le cours et les documents proposés p.98-99


I) LE CONFLIT LE PLUS DÉVASTATEUR DU XXe SIÈCLE

Les pertes humaines sont considérables : plus de 50 millions de personnes sont mortes durant le conflit. La moitié d’entre-elles sont des civils, qui ont péri dans les camps de concentration et d’extermination (11 millions de personnes), mais aussi lors des bombardements systématiques des villes… L’Europe est le continent le plus touché avec 40 millions de pertes. Le DOCUMENT 2 p.98 est suffisamment parlant par lui-même :

Le conflit a également jeté sur les routes plus de 15 millions de personnes qui fuient leur pays ou lors d’échanges de population d’un pays à l’autre.
Les conséquences démographiques sont également énormes : augmentation de la mortalité liée à la sous-alimentation, déficit des naissances, déséquilibre entre les deux sexes…
La guerre est aussi un choc moral. Les crimes commis par les nazis et les Japonais bouleversent le monde. Les criminels de guerre nazis sont jugés par le tribunal de Nuremberg entre 1945 et 1946 (voir le DOC 5 p.99). A cette occasion, le droit international définit la notion de "crime contre l’humanité".
Le mode sait également qu'il existe des bombes (la bombe A – atomique) qui peuvent réduire à néant des villes entières (DOC 4 p.98). Cette prise de conscience est un traumatisme dont A. Camus comprend l'importance (DOC 3 p.98).

Les destructions matérielles sont également très importantes : villes entièrement rasées (DOC 1 p.98), équipements industriels détruits, axes routiers et ferroviaires parfois anéantis. Quelques exemples de ces destructions matérielles :
- En Allemagne : * villes détruites à 70 %
- En Pologne : * la moitié du bétail est perdu
* les 4/5 des voies ferrées sont inutilisables
- En France : * la production industrielle et agricole a baissé de moitié
* il ne reste aucun pont sur la Seine, de Paris à la Manche

II) LE RÉGLEMENT DU CONFLIT

Avant même la fin du conflit, les trois partenaires de la Grande Alliance (États-Unis, URSS et Royaume-Uni) se sont réunis pour organiser la paix future.

En février 1945, à la conférence de Yalta (Ville d’URSS), Roosevelt, Staline et Churchill envisagent de dénazifier l’Allemagne après sa défaite et de la diviser provisoirement en 4 zones d’occupation. Cette même conférence prévoit l’organisation d’élections libres dès la libération des peuples soumis par Hitler : on affirme ainsi que chaque peuple est libre de choisir son type de gouvernement. C’est aussi au cours de cette conférence qu’on décide de mettre en place une organisation internationale pour la paix et la sécurité dans le monde.

A la conférence de Potsdam, en juillet-août 1945, les mêmes (à l’exception de Roosevelt, mort entre-temps et remplacé par le nouveau président des États-Unis, H. Truman) décident des nouvelles frontières de l’Europe à mettre en place.
Les territoires à l’Est de l’Europe, libérés par l’Armée Rouge sont placés sous influence soviétique, tandis que l’Europe occidentale reste sous l’influence des démocraties libérales.

La paix signée, l’Allemagne, comme prévu, est divisée en 4 zones, occupées par les 4 vainqueurs de la guerre : États-Unis, URSS, Grande-Bretagne et France. L’Allemagne n’existe plus en tant qu’État. Berlin a un statut particulier : la ville est située en territoire soviétique, mais elle est divisée elle-aussi en 4 zones : une zone américaine, une zone anglaise et une zone française à l’ouest (Berlin-Ouest) qui forment une enclave occidentale en territoire russe. Berlin-Est est sous occupation soviétique.
Le Japon perd toutes ses conquêtes et se retrouve réduit au seul archipel japonais. Archipel qu’occupent d’ailleurs les troupes américaines (présence militaire américaine jusqu’en 1952).
En juin 1945, à San Francisco (DOC 6 p.99), l’ONU est créée. 50 pays signent la Charte de l’Organisation des Nations Unies pour « préserver les générations futures du fléau de la guerre ».

CONCLUSION :

La Seconde Guerre Mondiale a encore accentué le déclin de l’Europe. Comme en 1918, les États-Unis sont les grands vainqueurs du conflit : ils n’ont subi aucune destruction matérielle sur leur territoire, leur production industrielle est en pleine croissance suite à l’effort de guerre (leurs usines ont marché à plein) et les autres alliés dépendent financièrement d’eux.
L’URSS s’est imposée comme une grande puissance. Elle a libéré et occupe toute l’Europe centrale et orientale. Son prestige est immense.
L’entente entre ces deux grands va être de courte durée : très vite, elles vont s’opposer. Commence alors une autre forme de guerre : l'affrontement Est/Ouest.

Cours sur la 2nde GM

LA SECONDE GUERRE MONDIALE
(1939-1945)

Intro : Rappel marche à la guerre.

I) LES GRANDES PHASES DU CONFLIT

Voir le travail fait précédemment

II) L'EUROPE SOUS DOMINATION NAZIE

A) Une nouvelle Europe allemande

1) La domination politique

L'Europe conquise est soumise à des statuts différents = ces statuts déterminés par :
* des considérations raciales : dans la "pyramide sociale" d'Hitler = les Aryens sont en haut et Slaves, les Juifs, les communistes en bas (« sous-hommes »). Moralité : occupation à l’Est est beaucoup + dure et sauvage qu’à l’Ouest = on parle de "polonisation" car les Polonais ont été les 1ers à tester ce type d'occupation. Cela consiste en l'emprisonnement, la déportation et l'extermination définitive de toutes les élites (politiques, religieuses, culturelles = disparition 1/4 prêtres et 1/3 universitaires), l'interdiction de toute manifestation culturelle "locale, de l'enseignement supérieur… = disparition de 6 millions de Polonais dont 3 millions de Juifs. Dans les territoires russes conquis = les populations sont taillables et corvéables à merci, victimes d'exactions systématiques et d'exécutions sommaires (sans parler des prisonniers de guerre = 3,5 millions de soldats soviétiques sont morts exécutés ou affamés). A l’Ouest = on a plutôt une surexploitation économique (même si on déporte les opposants politiques et les Juifs aussi).
* des critères économiques : organisation en fonction des ressources économiques du pays concerné (occupation et administration directe du Nord-Est de la France parce que c'est là que se trouvent les bassins miniers et le principale de l'industrie).
* des impératifs stratégiques : ex. les Allemands préfèrent "tenir" directement le Nord de la Frce et le littoral atlantique car le RU y est plus susceptible d'y organiser un débarquement avec les Américains.

CARTE 2 p. 80 + TRAVAIL SUR LA CARTE "L'EUROPE EN OCTOBRE 1942°

L'Europe allemande se compose de trois grands ensembles :
La Grande Allemagne ou Grand Reich.
Reich = tous les pays de langue germanique (pangermanisme) + les territoires ayant des attaches historiques et culturelles avec l'Allemagne = cf. annexions depuis 38 (Anscluss autrichien) = 100 millions d’habitants sont ainsi "gagnés" selon cette théorie du pangermanisme
(Alsace-Lorraine réintégrée au Reich)
Les pays occupés.
De deux natures :
* Les territoires sous autorité directe administrative. allemande et occupés par la Wehrmacht : ex. N Frce, "Protectorat" de Bohème-Moravie, PB, "Gouvernement Général" polonais…
* Les territoires administrés indirectement. Ils conservent un façade de souveraineté nationale, mais ce sont des gouvernements fantoches (qui ne décident rien ou pas grand-chose seuls : toute décision doit être "approuvée" par les autorités allemandes) : ex. Sud de la Frce avec Vichy (jusqu’en nov. 42), Danemark, Norvège… C'est plus avantageux pour l'Allemagne car ce sont des pays sous contrôle sans que cela coûte aussi cher qu'une occupation directe.
Les « alliés »
En théorie indépendants. Mais en réalité, ces pays sont considérées comme de simples États "satellites". Leur autonomie va décroître au fur et à mesure de l’extension du conflit...
- Italie : simple État satellite après les déboires de 1941
- Petites nations d’Europe orientale : Croatie, Hongrie, Roumanie, Bulgarie…
- Finlande
Il faut compter aussi avec les États soi-disant neutres, mais ayant de fortes affinités avec l'idéologie nazie : cf. Espagne franquiste qui participe à la croisade anti-bolchevique" entre 41 et 43.

2) Le pillage économique

Véritable exploitation économique des territoires vaincus.
- Paiement de lourdes indemnités pour payer l’entretien des troupes (ex. France 400 millions de francs/jour = de quoi nourrir 18 millions de soldats… Le IIIe Reich n'a jamais compté autant de soldats que cela et ces indemnités sont payées par tous les pays occupés…).
- Réquisitions : de la production agricole et industrielle, des matières premières, des denrées alimentaires… Tout ce que produisent les pays occupés par le IIIe Reich est envoyé et utilisé par le IIIe Reich…
- On va même jusqu'à démonter et transférer des usines des pays occupés en Allemagne.
- Il y a aussi la spoliation des biens juifs : tout ce qui appartenait aux Juifs déportés est confisqué et accaparé par l'administration nazie.

Il y a aussi réquisition de main-d’œuvre :
Pénurie de main-d’œuvre en All. (normal, considérant le nombre d'hommes qui sont dans l'armée…) : On utilise donc les prisonniers de guerre au mépris des Conventions de Genève et des travailleurs volontaires (cependant peu nombreux à partir : la "Relève" que tente de mettre en place le Gouvernement de Vichy ne provoque pas l'enthousiasme des Français à aller travailler en Allemagne pour le IIIe Reich), ainsi que les déportés (mais ces derniers, n'ont pas les mêmes conditions de travail que les autres : cf. P. Lévi…)
Comme cela n'est toujours pas suffisant :
- Mise en place du STO (Service du Travail Obligatoire) : celui-ci est mis en place dans toute l'Europe par Sauckel (surnommé "le négrier de l'Europe"…). Petite spécificité française : même s'il était prévu d'instaurer le STO en Frce, Pétain et Laval propose d'eux-mêmes de se charger de le mettre en œuvre, épargnant cette peine et ce travail supplémentaire aux nazis… (février 1943).

3) La domination idéologique
Forte propagande (radio, cinéma, affiches). Les peuples occupés vivent à l’Heure allemande (DOC 1 ET 2 p. 88) et pour avoir un autre "son de cloche", il faut se brancher sur la radio anglaise, la BBC, ce qui est très dangereux car si on est surpris (ou dénoncé!) à l'écouter, on est arrêté…

B) Terreur et système concentrationnaire

1945 : ouverture des camps de concentration et d'extermination par les Alliés. Découverte de l’innommable. On se demande alors comment cette mise à mort industrielle a été possible?
Plus de la moitié de la population juive d’Europe a été exterminée.
Pour désigner la « solution finale » (= terminologie nazie) ou l’anéantissement des Juifs d’Europe, plusieurs termes :
- Génocide : « pratique de l’extermination de nations et de groupes ethniques » ( définition juridique établie en 1944, par R. Lemkin, juriste polonais).
- Shoah : signifie en hébreu catastrophe. Utilisé surtout en Frce suite à un film de C. Lanzmann qui porte ce titre.
- Holocauste : terme emprunté à la Bible, qui signifie "offrande sacrificielle et dédiée à Dieu". Utilisé depuis les 60’s surtout par les pays-anglo saxons. Mais, de nombreux Juifs n'aiment pas se terme, considérant que ceux qui sont morts dans les camps ne l'ont pas été pour glorifier la puissance de Dieu..
RAPPEL : les camps ne compte pas uniquement des victimes juives : Tziganes, Homosexuels, Résistants sont aussi déportés...

carte 3 p. 86 + TRAVAIL SUR LES DOCUMENTS + DEVOIR MAISON + RESUME SUR UN POLYCOPIE A PART (avec quelques mots de vocabulaire spécifiques).

III) LES RÉACTIONS À "L'ORDRE NAZI" : L'EXEMPLE FRANçAIS

Ces attitudes sont valables dans tous les pays occupés… Nous traitons ici de l'exemple français, ce qui ne veut pas dire que collaboration et résistance n'ont existé que dans notre pays…

FICHE "COLLABORER – RESISTER"

A) Collaborer

Il y a types de collaboration : d'État et individuelle

1) La collaboration d'État

Frce vaincue en 1940 fait appel au Maréchal Philippe Pétain, homme providentiel, "sauveur" de Verdun. Le 16 juin 1940, il devient chef du gouvernement (Président du Conseil) de la IIIe République (qui vit ses dernières heures…). Le 17 juin, il prononce un discours appelant à cesser le combat (DOC 1 p.90) et demande l'armistice.

CARTE 2 p.90
Le territoire français est découpé (Zone occupée, zone non occupée –ou "zone nono", séparée par une ligne de démarcation que l'on ne peut franchir qu'avec un papier spécial délivré par les Allemands, un Ausweis ou clandestinement…), et l'armistice du 22/06/40 impose des mesure très contraignantes à la France.

Pétain est un homme que l'on peut relier à l'extrême droite. Il va mettre à mort IIIe République, s'engager délibérément dans la voie de collaboration et instaurer régime autoritaire et raciste.

La mise à mort de la IIIe
La Frce est déboussolée (Défaite, Débâcle, Exode…). Pétain convoque l'Assemblée Nationale à Vichy qui abandonne tous ses pouvoirs à Pétain (il reçoit "tous pouvoirs pour établir une nouvelle Constitution et prendre les mesures nécessitées par la situation pays") à 569 voix contre 80 (des hommes de gauche qui osent dire non…)
10 juillet 1940 : Pétain s’autoproclame "chef de l’État français" = C'est la fin de la IIIe République.
Il cumule les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire (nomme les fonctionnaires et les officiers, qui doivent lui prêter un serment de fidélité personnel…)

Le choix de la collaboration
- C'est une initiative française. Pétain et Laval (le n°2 du régime) se disent "prêts à rechercher la collaboration dans tous les domaines" (discours 10 oct. 40)
- 24 oct. 40 = entrevue de Montoire : Hitler et Pétain sont photographiés, tout sourire, en train de se serrer la main. Cette entrevue a peu de conséquences concrètes, mais un fort impact symbolique
Raisons du choix de la collaboration : assurer une place de choix à la Frce dans l'Europe allemande qui ne peut que naître (Pétain ne doute pas que Hitler gagne la guerre) + des accointances (de fortes ressemblances dans la manière de voir les choses entre les deux régimes, de Pétain et nazi).

Les formes de la collaboration
UNE COLLABORATION POLITIQUE
Tous les textes de loi sont contrôlés par le Reich. Pétain doit rendre compte de sa politique aux All. Cela lui pose peu de problèmes de conscience, considérant son adhésion aux idées all. = cela se manifeste dans la volonté même de collaboration.
UNE COLLABORATION ÉCONOMIQUE
- Juin 42 : Mise en place de la "Relève" des prisonniers de guerre français en All. par des travailleurs volontaires (3 travailleurs pour un prisonnier). Cela ne marche pas, d'où, en 1943, la création du STO (Service du Travail Obligatoire). 650 000 Français de 18 à 50 ans vont ainsi partir travailler en All. (Ceux qui sont contre entrent en Résistance). Femmes aussi
- Paiement d’indemnités d’occupation (400 millions de F/jour, réduit à 300 après "renégociation") + les Français prennent en charge les frais d'entretien de l'armée all. sur le territoire.
- Acceptation du prélèvement d'une part importante de production industrielle. et agricole.
UNE COLLABORATION MILITAIRE ET POLICIÈRE
- Création des Légions de volontaires Frçais (LVF). Veulent lutter contre le bolchevisme. Portent uniforme allemand. Echec = peu nombreux et décimés sur le front de l’Est où ils sont massivement envoyés.
- 1943 : Création de la Milice par Darnand (seul officier SS français! + serment personnel à Hitler en août 43). Objectif des miliciens = chasse aux Résistants. Ils vont participer aux rafles et envoi de déportés vers camps de la mort, y compris des Juifs. Il y a 15 000 à 20 000 miliciens dans la partie Sud de la France. Leurs pratiques? : Torture, exécutions sommaires, rafles, pillages…

L'Etat français, la France de Vichy, est aussi un régime autoritaire, raciste et d'exclusion = Révolution nationale
Pétain = veut un ordre nouveau (discours 25/06/1940) fondé sur valeurs traditionnelles (antérieures à la Révolution française) poussées à l'extrême. La devise républicaine ("Liberté, égalité, fraternité") est remplacée par "travail, famille, patrie"…
L'État français est un régime autoritaire = rejet République et démocratie
- Le monde du travail est organisé par la Charte du Travail = ce qui veut dire que corporations de métiers et syndicats disparaissent.
- Protection de la famille, exaltation de la femme au foyer. La natalité est encouragée (carte familles nombreuses donnant des privilèges, allocations données futures mariées si elles renoncent à travailler et promettent de rester des mères au foyer….)
- Les enfants sont élevés dans le culte de la patrie à la sauce Pétain = école et organisations de jeunesse comme les "Compagnons de Frce" ou les "Chantiers de la jeunesse"…
- Le culte du chef est entretenu par la "Légion des Combattants" chargée de la diffusion de la pensée du Maréchal
- Suppression des partis politiques, des libertés d’expression et de réunion
- Exaltation des "vraies valeurs" = paysannerie, famille nombreuses, religion catholique (fin de la laïcité), vieux chef paternel…
C'est un régime d’exclusion = il faut exclure "l'anti-France":
- L'administration est épurée : les fonctionnaires non-vichyssois sont licenciés…
- Les hommes d’État de la IIIe République sont emprisonnés : Blum, Daladier… Procès de Riom en fév. 42
- Création camps d’internement pour les étrangers, les communistes et les Juifs = 1ère étape sur la route des Läger (camps de concentration et d'extermination)
- Annulation des naturalisations prononcées depuis 1927 (des étrangers ayant obtenu la nationalité française depuis cette date ne sont désormais plus citoyens français…)
Vichy mène une politique antisémite qui précède très souvent la demande all.
330 000 Juifs vivent alors en France en Frce : des citoyens français de confession juive, mais également des étrangers juifs ayant fuit les persécutions pour trouver refuge dans le pays des Droits de l'Homme…
- 3 Oct. 40 = 1er statut des Juifs. Ils sont exclus de la fonction publique et des professions libérales.
- 1941 = 2nd statut = privation de leurs biens
- mai 42 : port étoile jaune obligatoire ds zone occupée, bientôt étendu à la zone non occupée sous contrôle de Vichy
- Été 1942 = Laval fait arrêter et livre Juifs étrangers qui s’étaient réfugiés en Frce.
- Autorités françaises procèdent à des arrestations en vue de la solution finale. Rafle du Vel d’Hiv le 16 juillet 1942 = 12 884 Juifs sont arrêtés à Paris, essentiellement des femmes et des enfants. Les camps français sont appelés "d'internement" (Drancy est le plus connu, mais c'est loin d'être le seul). Ce sont les antichambres Auschwitz. Au total = 75 000 Juifs seront déportés dont seulement 2 566 survivants.

2) La collaboration individuelle

Ceci relève d'une décision personnelle, par adhésion aux idées de Vichy et/ou antisémitisme personnel…
- Dénoncer ses voisins juifs, communistes, etc..
- S'engagement dans la Milice, les LVF (personne ne force qui que ce soit à intégrer ces groupes! On va, de sa propre initiative s'inscrire dans les bureaux de recrutement…)
- Des industriels comme Renault choisissent de travailler à l'effort de guerre allemand par intérêt idéologique et économique (cela rapporte!! Certains industriels vont considérablement s'enrichir durant l'Occupation!)
- Des intellectuels comme Drieu La Rochelle qui anime le journal antisémite Je suis partout, parce que c'est un admirateur d'Hitler et un antisémite convaincu…

B) Résister
1) La France libre (F.F.L.)

De Gaulle = devenu sous-secrétaire d’État à la guerre le 5 juin 1940, il s’envole pour Londres le 17/06.1940, jour où Pétain demande armistice parce qu'il n'est pas d'accord et refuse la défaite.
18/06/1940 = il lance un appel radio depuis Londres à la BBC (DOC 1 p.92)
De Gaulle : appelle à poursuivre combat et refuser armistice = « la flamme de la résistance ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas ».
Discours qui a peu d’auditeurs (il aurait fallu savoir que de Gaulle allait parler à la radio ce soir-là!). Mais, des extraits ou la totalité sont reproduits dans les journaux clandestins de la zone libre. Ce discours marque l'origine historique de la France Libre = c'est la première utilisation du mot Résistance à propos de ce qui se passe en France.
Les Français de Londres transmettent des vraies informations, libres. Ils ont une émission nommée "Les Français parlent aux Français" par laquelle ils envoient aussi des messages codés aux Résistants qui se battent en France. La BBC va faire le lien entre ceux qui luttent à l’extérieur et ceux qui vivent occupation. A partir de 1942 = elle permet de faire connaître les 1ères défaites de l’Axe. C'est elle aussi qui annoncera (en message codé) le débarquement du 6/06/1944.
De Gaulle est rejoint par 7 000 hommes qui vont former les F.F.L. (Les Forces Françaises Libres). Ils seront 70 000 en 1942 et participeront aux combats aux côtés de la GB en Afrique du Nord (Libye et Tunisie). 2nde D.B (Division Blindée) de général Leclerc = unité la + célèbre des F.F.L. qui libérera Paris en août 1944.
De Gaulle = FRANCE LIBRE
- refuse la capitulation de la France et la collaboration avec Vichy
- parie sur la victoire des Alliés (contrairement à la certitude Vichy qui espère la victoire allemande)

2) Les Forces frçaises de l'intérieur (F.F.I.)

Résistance Intérieure = héros anonymes. "Combattants de l’ombre", organisés en réseaux et pratiquant les méthodes de la "guerre des ombres", c'est-à-dire la lutte sur le terrain, par des actions de sabotage et des attaques de plus ou moins grande envergure contre les Allemands et la Milice.
Ils agissent tout autant dans la zone sud que la nord.
Ils recrutent dans tous les milieux et tous les partis (enfin, surtout ceux de gauche interdits), y compris des Juifs pourchassés et de nombreux étrangers, qui bien que n'étant pas citoyens français, choisissent de se battre (et de mourir, souvent) pour la France et les valeurs de la République (Liberté, Egalité, Fraternité).
Deux périodes marquantes = * Après 1941 = entrée en masse du P.C. dans la Résistance (suite à l'opération Barbarossa) = Ce sont les FTPF (Francs Tireurs Partisans Français)
* A partir de 43 : jeunes fuyant le STO rejoignant nombreux les rangs de la Résistance.

DOC 5 p.93
Vivent ds maquis = régions montagneuses ou forêt, de ttes façons difficiles d’accès (ex : Vercors, Hte Loire, Limousin, Alpes….) Ils prennent donc le nom de "Maquisards".
Sont quelques dizaines de milliers (bien moins nombreux que les collaborateurs…) et ont diverses missions…
L'action militaire directe est rare jusqu’en 1944 (manque d'armes…)
* porter des messages
* recueillir des aviateurs alliés descendus en Frcane
* imprimer et distribuer la presse des mouvements clandestins DOC 2 p. 92.
* faire œuvre de contre-propagande (dire la vérité et lutter contre la propagande de Vichy et des nazis)
* relever ou voler les plans des installations militaires allemandes.
* cacher des enfants juifs et des réfractaires au STO
* sabotage des moyens de communication…
* attaques des troupes all. ou de la Milice (à partir du moment où ils disposent du matériel militaire nécessaire).

S'ils sont attrapés par la Gestapo ou la Milice : torturés, puis fusillés ou déportés (ce sont eux qui font frais du décret "Nacht und Nebel"). Malgré cela = les mouvements de résistance ne cessent de grossir.

3) S'unir contre Vichy et les nazis

Jusqu’en 42 : peu de liens entre la France Libre et la Résistance intérieure des FFI.
De Gaulle va mettre beaucoup de temps pour faire admettre son autorité à la résistance intérieure. Le rapprochement se fait en juillet 42 seulement.
Nécessité apparue de coordonner les actions et unifier les projets politiques.
1943 : De Gaulle envoie en Frce Jean Moulin pour fonder le CNR (Conseil National de la Résistance).
Moulin = Préfet Eure et Loire, révoqué en 40 par Vichy. Il a rejoint De Gaulle qui le charge de coordonner les mouvements de résistance dans la zone Sud. Sans doute trahi, il est arrêté le 21/06/43 et torturé à mort. Meurt le 8 juillet 1943.
CNR : regroupe tous les mouvements de résistance + partis politiques interdits (Radicaux, SFIO, P.C.…) + les syndicats clandestins (CFTC et C.G.T.). En fait, c'est à partir de ce moment que la résistance intérieure prend le nom de F.F.I.

L'efficacité des résistants est primordiale en 1944 : ce sont eux qui gênent considérablement les troupes all. en les retardant par des actes de sabotage et des attaques alors que le gros de l'armée allemande essaie d'arriver le plus vite possible en Normandie pour stopper les Alliés qui viennent de débarquer + participent à la libération de nombreuses villes (dont Paris).

D) Attendre

Collaborateurs et résistants constituent cependant une minorité de Français. La majorité sont qualifiés d'attentistes.
En juin 1940 = la majorité des Français sont derrière le Maréchal ("40 millions de pétainistes"…) : ils sont choqués, traumatisés par la défaite et espèrent que Pétain va les sauver.
En octobre 40, c'est le 1er couac = les Français sont choqués par l'entrevue Montoire et la politique de collaboration. Perdre une guerre, c'est une chose, se plier en quatre pour plaire et aider les vainqueurs, c'en est une autre…
1941 = c'est le début de l'opposition au régime de Vichy. Notamment à cause de la politique des otages en représailles des attentats contre les All. (Vichy livre des prisonniers qui sont exécutés).
1942 = c'est la coupure définitive. Choqués par les rafles des Juifs et la mise en œuvre du STO, l'hostilité silencieuse des Français grandit. Le massacre d'Oradour-sur-Glane (10/06/44) ôte aux plus naïfs (et qui ne sont pas des collaborateurs) tous leurs doutes : .le régime de Vichy est l'auxiliaire de la barbarie nazie sans avoir protégé les Français (de plus en plus critiqué, Pétain répétait, depuis 1942 qu'il collaborait pour sauver des vies française... D'ailleurs, il gardera ce même argument lors de son procès, se présentant comme un "bouclier" pour protéger la France… Peu de gens y croient depuis 41-42, en 44-45, il y en a encore moins!).

Mais, ces Français-là, s'ils n'aiment pas la collaboration, n'en sont pas des résistants pour autant. Leur préoccupation principale, c'est survivre, se nourrir (marché noir), faire face difficultés de la vie quotidienne et les restrictions engendrées par pillage économique allemand, en se faisant le moins remarquer possible pour ne pas avoir d'ennuis… C'est pour cela qu'on les appelle les "attentistes".
DOSSIER p. 94-95

Le débarquement Allié en Normandie et en Provence, l'avancée des troupes américano-britanniques, soutenue et aidée par les Résistants provoque le départ de Pétain pour Sigmaringen (en Allemagne) en août 44.
A la fin août : de Gaulle installe le Gouvernement Provisoire de la République Française (GPRF) à Paris : l'Etat français, surnommé "la France de Vichy" est mort. La victoire de la France Libre permet à France d’être dans le camp des vainqueurs de la 2nde Guerre mondiale.
Durant l'été 44 = c'est l'épuration. Les responsables de la Révolution Nationale et de la collaboration sont pourchassés, arrêtés et jugés (dont Pétain et Laval). Près de 10 000 personnes exécutées, parfois sans jugement.
Pétain s’est livré à la France. Au terme de son procès, en juillet-août 45, il est condamné à mort. Sa peine est commuée en prison à perpétuité par De Gaulle (contrairement à Laval qui est exécuté). Mort à l’île d’Yeu en 1951.


CONCLUSION GÉNÉRALE :

L'Europe et monde sortent exsangues et traumatisés de la Seconde Guerre mondiale. Tout est à reconstruire.
Les grands vainqueurs de cette guerre sont les Etats-Unis et l'URSS. Des Alliés qui vont bientôt se dresser l'un contre l'autre… Mais, ceci, c'est une autre histoire…

jeudi 6 mai 2010

TROISIEMES : PREPARATION DU CAHIER




Tous les cours seront distribués sur polycopiés : il est obligatoire de les apprendre (par coeur, s'il le faut) au fur et à mesure. Des interrogations orales sur ces cours seront effectuées à chaque début d'heure.
En classe, nous travaillerons essentiellement sur des fiches d'exercices, des sujets de type brevet, afin de s'approprier concepts et notions relatifs à chaque chapitre. Nous regardons également quelques documentaires, sur lesquels il conviendra de prendre des notes.




Les cahiers seront vérifiés dès mon retour, pour au moins les premiers chapitres disponibles.

NB : Les cours seront mis en ligne au fur et à mesure : je ne peux donc que vous conseiller de vous connecter régulièrement. Pour ceux qui n'auraient pas de connexion internet disponible chez eux, ces impressions peuvent être faites au CDI ou chez des proches qui disposent d'une connexion.



POUR LES 3e5

Nouvelle page : mettre en rouge le titre suivant LA MARCHE A LA GUERRE

Coller le cours sur polycopié et laisser derrière 4 pages vierges.


Nouvelle page : mettre en rouge le titre suivant LES GRANDES PHASES DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE

Coller le cours sur polycopié et laisser derrière 5 pages vierges.

NB : vous aurez un QCM sur ces deux chapitres (date communiquée ultérieurement).


Nouvelle page : mettre en rouge le titre suivant LA SECONDE GUERRE MONDIALE

Coller le cours téléchargeable ici et laisser derrière 16 pages vierges.


POUR LES 3e2 :

Fin du cours sur la Seconde Guerre mondiale téléchargeable ici (à mettre à la suite de votre cours) et laisser derrière 6 pages vierges.


POUR LES 3e5 COMME POUR LES 3e2 :

Nouvelle page : mettre en rouge le titre suivant LE BILAN DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE

1/ Sous le titre : répondre aux six questions sur les documents p.98-99 (en rédigeant des phrases)


2/ Coller le cours téléchargeable ici et laisser derrière 8 pages vierges.




Il y aura une fiche de travail (questions sur des documents) sur le bilan de la guerre et deux fiches de travail de recherches personnelles sur l'ONU à réaliser à partir du site internet de celle-ci (travail de fond qui rejoint et prépare un aspect important du chapitre "la défense et la paix" en Education civique).


Nouvelle page : mettre en rouge le titre suivant L'ORGANISATION GEOGRAPHIQUE DU MONDE D'AUJOUD'HUI

Coller le cours téléchargeable ici

Laisser derrière 14 pages vierges.


Nouvelle page : mettre en rouge le titre suivant L'AFFRONTEMENT EST/OUEST

Coller le cours téléchargeable ici et laisser derrière 13 pages vierges.


Nouvelle page : mettre en rouge le titre suivant DECOLONISATION ET EMERGENCE DU TIERS-MONDE

Coller le cours téléchargeable ici et laisser derrière 6 pages vierges.


Nouvelle page : coller le polycopié "la notion de puissance".


Nouvelle page : mettre en rouge le titre suivant LES ETATS-UNIS D'AMERIQUE

1/ Répondre aux questions du dossier p.220-221.


2/ Coller le cours téléchargeable ici et laisser derrière 7 pages vierges.


Nouvelle page : mettre en rouge le titre suivant LE JAPON

Coller le cours téléchargeable ici et laisser derrière 7 pages vierges.



Nouvelle page : mettre en rouge le titre suivant L'UNION EUROPEENNE

Coller le cours téléchargeable ici et laisser derrière xx pages vierges.


Nouvelle page : mettre en rouge le titre suivant LA FRANCE DEPUIS 1945

Coller le cours téléchargeable ici et laisser derrière 8 pages vierges.


Nouvelle page : mettre en rouge le titre suivant LES INSTITUTIONS DE LA Ve REPUBLIQUE

Lire et maîtriser le cours proposé dans le manuel aux pages 352 à 357 et laisser derrière 8 pages vierges.


Nouvelle page : mettre en rouge le titre suivant LES MUTATIONS DE L'ECONOMIE FRANçAISE ET LEURS CONSEQUENCES GEOGRAPHIQUES

Coller le cours téléchargeable ici et laisser derrière xx pages vierges.


Nouvelle page : mettre en rouge le titre suivant LA DEFENSE ET LA PAIX

Coller le cours téléchargeable ici et laisser derrière xx pages vierges.


















lundi 14 septembre 2009

Les élargissements successifs de l'Union européenne :



Pour apprendre l'Europe en jouant :

http://europa.eu/europago/welcome.jsp

Première Guerre mondiale : DM sur la guerre totale

En couleurs, les documents de votre devoir-maison :

Doc n°1 : le bourrage de crâne.


Doc 2 : Un soldat sénégalais

Doc 3 : Une du journal L'Excelsior (12/02/1917)

Doc 5 : La guerre économique


Doc 4 : Bécassine mobilisée


Doc 6 : le rationnement

Doc 7 : affiches de propagande britannique et autrichienne


Doc 8 : Une rédaction d'écolier (1er/02/1918)


Doc 9 : Carte postale de propagande française (légende : "Comment on prend les Bosches!")


Doc 10 : Cimetière militaire français


Doc 11 : La mobilisation



Une Europe, des Europes : la correction de la carte (exercice de repérage)